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Quel type d'accompagnement ?
Un soutien librement choisi
La démarche que propose la Fondation à ses clients
s'établit sur la base d'une relation dite volontaire (basée
sur une collaboration et un partenariat nécessaires avec
la personne). Il arrive aussi que, suite à des décisions
administratives ou judiciaires, un mandat soit accepté. Mais
cela se fait alors avec l'accord de l'intéressé. En
effet, la FVA n'impose en principe pas de rencontres. Elle travaille
en revanche sur la base d'un contrat clairement établi avec
le client. En outre, elle s'efforce de proposer ses services de
manière acceptable, en mettant en avant les bénéfices
que les personnes dépendantes et leurs proches peuvent en
retirer. L'objectif est d'obtenir leur adhésion au traitement.
Parfois, à un moment ou à un autre, il arrive que
le contact soit rompu, car la personne est découragée,
démotivée, honteuse ou culpabilisée. La FVA
tente alors de rétablir le contact, de la remotiver, de lui
proposer un nouvel essai...
Accompagnement alcoologique, mais aussi aide sociale et administrative
Avant de pouvoir proposer un accompagnement global, les collaborateurs
de la FVA peuvent soutenir leurs clients dans leurs problèmes
sociaux et administratifs (finances, logement, travail, etc.). Il
n'est pas rare en effet qu'ils demandent d'abord une aide concrète
et pratique. Dans ce cas, le problème d'alcool reste sous-jacent.
Il s'agit alors pour la Fondation de ne pas en rester au niveau
de l'urgence sociale ou des besoins concrets, mais d'investiguer
du côté de la demande non formulée.
Situer le problème, l'évaluer
Lorsqu'ils entament une démarche d'accompagnement, les collaborateurs
de la FVA proposent une analyse de la situation. Concrètement,
le client va parler de son vécu alcoologique, familial, économique
et professionnel. Il mettra en lumière des aspects particuliers
de sa trajectoire de vie: comment il a vécu sa relation à
l'alcool, quel est son parcours professionnel, quelles sont ses
relations familiales, par exemple. Les premiers entretiens permettront
de cerner les trois questions suivantes d'une façon précise:
- Quel est le problème explicite ou sous-jacent
à l'origine de la demande ?
Une liste des conséquences physiques, psychiques et sociales
de la maladie est établie, même si elles ne semblent
pas être en lien direct avec l'alcool.
- Quelle est la demande ?
Comment peut-elle être exprimée de façon claire
? Qui en est l'auteur ? Qu'est-ce qui est dit ? Qu'est-ce qui
ne l'est pas ?
- Quelles sont les ressources à disposition ?
Ces ressources peuvent être matérielles (argent, logement,
travail), personnelles (confiance, motivation, ...) ou sociales
(relation, insertion dans des groupes d'appartenance, ...). Certaines
d'entre elles sont "indépendantes" de la personne
- par exemple la nécessité de l'abstinence d'alcool.
D'autres sont les ressources propres qui peuvent être identifiées
à travers une évaluation du fonctionnement de la personne
et de ses capacités. Il s'agit de l'amener à raconter
les situations où elle a fait preuve de compétence,
de confiance en elle.
Elle pourra alors utiliser ce potentiel pour affronter ses difficultés.
Cette approche est valorisante et renforce l'estime de soi.
Dans ce même entretien, la Fondation donnera aussi le maximum
d'informations sur l'alcoolisation et les conséquences qui
peuvent en découler. Le client aura ainsi une vision plus
globale et plus objective de la situation, ainsi que des possibilités
d'action. Il pourra mieux réagir et se positionner par rapport
à sa maladie ou à son comportement. Il recevra du
matériel d'information (brochures, livres, cassettes vidéo,
etc.) qu'il pourra relire ou visionner à tout moment.
Redevenir acteur de sa vie
Lorsqu'une personne est dépendante, elle a souvent l'impression
qu'elle n'a plus d'emprise sur sa vie. L'objectif de la Fondation
vaudoise contre l'alcoolisme est de lui permettre de (re)trouver
son autonomie, de redevenir indépendante du produit. Un cadre
de vie structuré peut s'imposer alors pour enraciner une
vie "hors alcool". Raison pour laquelle la personne est
orientée vers des institutions de type résidentiel
(séjour), des services, associations ou lieux de vie et de
rencontre, qui l'aideront à recréer un réseau
de relations et d'activités professionnelles ou bénévoles.
Ce sont des conditions indispensables pour favoriser sa réinsertion
sociale et/ou professionnelle.
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